A l’issue du conseil communal du 31 mai, consacré notamment au débat sur la déclaration de politique générale de la nouvelle majorité PS-M,  il n’y a plus de doute, l’Agenda 21 local est mort. La majorité se veut visionnaire, mais sans les Athois.

Le groupe Écolo au Conseil communal attendait avec impatience la Déclaration de politique générale de la majorité communale athoise pour savoir quel sort est réservé à l’Agenda 21 Local. Nous savons que les travaux de l’Agenda 21 sont en rade depuis avant les élections mais la majorité se voulait « rassurante » sur la relance de ses travaux et sur l’ambition affichée de prévoir un nouveau dispositif dans le cadre de sa note de politique générale. Ainsi la majorité parle de « la poursuite des objectifs de l’Agenda 21 local », « la démarche participative et transversale pourra par ailleurs s’intégrer dans le mode de fonctionnement des 12 commissions communales ». Nous y voilà. Ce que citoyens et associations craignaient se confirme: les 12 commissions sont par définition politiques, composées des élus, les citoyens en sont donc de facto exclus. Comment assurer une démarche participative au départ de ces commissions ? Quelle est la place réelle du citoyen dans l’A21L tel que l’envisage la majorité ? Quelle est selon la majorité la définition et le rôle d’un A21L ? Des questions auxquelles nous n’avons pas trouvé de réponse lors du Conseil communal de ce 31 mai et que les athois risquent d’attendre encore longtemps tant la démarche participative n’est pas ancrée dans les valeurs de la majorité
athoise.

L’A21L doit être imaginé avec la plus large participation de la population et des acteurs de la société civile : associations, entreprises, administrations. Chaque échevinat est censé s’impliquer et se voir fixer des objectifs de développement
durable, mais leur enthousiasme n’a jamais été débordant.

Cette dynamique, faut-il le rappeler, allait de pair avec l’émergence d’une nouvelle génération d’acteurs citoyens sur Ath. Grâce à eux des actions sont entreprises en matière de mobilité douce, de biodiversité, de développements des circuits courts, de réflexion sur la décroissance, de réflexion sur les nouveaux modes de consommation. Ces mouvements naissants ont compris l’urgence de changer nos comportements face aux défis des ressources énergétiques, des matières premières, du climat.

Pour Écolo, les citoyens engagés sont aujourd’hui relégués à un rôle de second plan, là où les autorités communales sont censées soutenir les projets et les idées émanant de la société civile. Le choix de la majorité ne les empêchera heureusement pas d’être actifs, mais le politique se doit d’accompagner et de faciliter la transition indispensable de
notre Ville, afin d’y renforcer la qualité de vie, d’en favoriser davantage encore l’attractivité et où chacun pourra trouver sa place et son bonheur.

Saskia Bricmont
Conseillère Communale

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