Quinzaine de sensibilisation sur les violences faites aux femmes (du 15 au 27 novembre)

Ecolo Ath se réjouit de la mobilisation importante d’acteurs autour de la question. Rappelons que toutes ces activités ont pour but de déconstruire stéréotypes et mythes encore trop rependus autour du sujet .

La Ville d’Ath a voté l’adhésion à la Convention d’Istanbul autrement dit Convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique (ratifiée en 2016). Nous nous sommes ainsi engagés à mener diverses actions pour sensibiliser et lutter contre les violences faites aux femmes. Notre police locale s’est inscrite dans un processus de formation, ainsi que les agents de notre CPAS afin d’effectuer une meilleure prise en charge des victimes.
La violence à l’égard des femmes et des filles est l’une des violations des droits de l’homme les plus systématiques et les plus répandues.

Les Nations Unies définissent la violence à l’égard des femmes de la façon suivante : « tous les actes de violence dirigés contre le sexe féminin, et causant ou pouvant causer aux femmes un préjudice ou des souffrances physiques, sexuelles ou psychologiques, y compris la menace de tels actes, la contrainte ou la privation arbitraire de liberté, que ce soit dans la vie publique ou dans la vie privée ». En effet, quand on parle des violences faites aux femmes, on pense directement aux femmes violentées physiquement, aux formes les plus graves, mais si ce degré de violence est atteint, c’est parce que, préalablement, il est encore trop banalisé. Les violences psychiques, les relations de domination, les intimidations, les menaces, les injonctions paradoxales faites aux femmes ; chacun.e d’entre nous peut agir pour changer les mentalités et c’est bien l’objet de cette quinzaine.

Quelques chiffres

Dans le monde, pas moins de 38 % de l’ensemble des meurtres de femmes sont commis par leur partenaire. Les actes de violence au sein du couple et les actes de violence sexuelle sont le plus souvent des actes commis par des hommes à l’encontre de femmes. A l’heure d’aujourd’hui, en Belgique, nous déplorons depuis le début 2021 au moins 18 victimes de féminicide. Elles étaient au moins 25 en 2020.
En soi, tout le monde peut potentiellement être victime de violences. Environ 1 femme sur 3 et 1 homme sur 8 ont été victimes de violence sexuelle à un moment de leur vie.
Les périodes de confinement liées à la pandémie de COVID-19 et leurs incidences sociales et économiques ont eu pour conséquence d’exposer davantage les femmes à des partenaires violents, tout en limitant leur accès aux services.

Notre commune a également un rôle important à jouer

Notamment pour :
• Faire prendre conscience du caractère inacceptable de la violence à l’égard des femmes et lui conférer le statut de problème de santé publique.
• Offrir des services complets, de qualité et axés sur les victimes, sensibiliser la police ainsi que les différents prestataires médico-sociaux, et les former de sorte qu’ils puissent répondre avec empathie et sans porter de jugements moraux.
• Promouvoir l’égalité des sexes auprès des jeunes avec des programmes approfondis d’éducation sexuelle. Notamment via la mise en place d’ateliers de sensibilisation et d’éducation dans le milieu de l’enseignement dès le plus jeune âge, pour prévenir au plus tôt contre les dérives discriminatoires à l’égard des femmes, au sexisme, et aux stéréotypes de genres via des animations sur le genre réalisées dans les classes en collaboration avec les acteurs locaux (Planning familial).

 

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